Existentialist Romp with La Logique du Pire

Logique du Pire. Photo Gunther Gamper Logique du Pire. Photo Gunther Gamper

La Logique du Pire is an existentialist romp through what makes us human and what makes us the worst. This series of vignettes explore a variety of ways in which people can just be absolutely horrible and how living in this world is just ridiculous. It explores the relationship between people and each other, between people and the world, and how nothing makes a whole lot of sense, and how meaning is a joke. Writer-Director Étienne Lepage and choreographer Frédérick Gravel come together in a fruitful collaboration that effectively pits everything and everyone against the world and most importantly, against themselves.

Logique du Pire. Photo Gunther Gamper

Logique du Pire. Photo Gunther Gamper

I had the pleasure of asking M. Lepage a few questions about the work and he answered in French, so deal with it:

Angela Potvin (AP): What inspired the piece?

Etienne Lepage (EL): Ce sont des personnages qui s’embarquent dans des élans de pensée. J’imagine que quelque part, c’est parce que ces élans sont les miens. Des élans d’une pensée qui part à la recherche de ce qu’elle pense, et qui ne sait pas nécessairement ce qu’elle va trouver. Une pensée dangereuse, parfois incorrect, irrationnelle même, qui s’engage dans des chemins obscurs. Ces élans sont pour moi des élans de liberté. L’ennui, c’est qu’on ne sait pas nécessairement quoi faire de ce qui est déchaîné de la sorte, et c’est, en même temps, ce qui rend ce spectacle intéressant.

AP: In terms of process, how collaboratively do you work with your actors? 

EL: Je ne suis pas un fan de l’écriture à partir d’improvisation. Pour moi, c’est très important que l’écriture vienne d’une seule personne, afin de s’assurer que, d’un texte à l’autre (et c’est encore plus important puisqu’il s’agit de tableaux juxtaposés) une vision du monde forte et cohérente se dégage. Cela dit, quand je rentre en répétition, je ne sais jamais vraiment comment doivent être faits ces textes, et c’est là que la créativité des interprètes est précieuse. Il s’agit d’inventer avec eux les raisons de leur présence sur scène, de leur désir de dire ces choses, et, parce qu’il s’agit de tableaux juxtaposés, si la vision du monde est claire, la manière de les rendre est 100% à inventer avec eux. 


AP:
How has the work evolved since Trans-Amerique? 

EL: Il y a tout un jeu sur la distanciation à l’oeuvre dans ce spectacle. Les personnages sont les interprètes, ils parlent au public, ils font la musique sur scène, la technique est apparente. Tout cela est un dispositif esthétique qui sert à engager le spectateur, lui donner l’impression qu’il n’y a pas de frontière entre les interprètes et lui. Par contre, ce genre d’esthétique, accolée à mes textes qui sont souvent provocants, peut donner l’impression que les interprètes sont condescendants, sûrs d’eux, et qu’ils viennent pour affirmer des choses. Au contraire, je pense qu’il est important qu’on sente que, même s’il s’agit des interprètes, ils ne savent pas dans quoi ils s’aventurent. Ils sont en travail, préoccupés, surpris par leurs propres pensées, troublés par leurs propres conclusions. C’est pourquoi, depuis le FTA, nous avons travaillé à accentué cette dimension. Faire en sorte que le spectateur ait moins l’impression qu’on lui dit des choses, mais plutôt qu’il regarde des humains avoir besoin de dire ces choses.

AP: How are you hoping the audience will feel as they leave the theatre? 

EL: C’est un spectacle qui est avant tout une aventure philosophique douteuse. Un peu comme Nietzsche pourrait dire, on y philosophe à coups de marteau, en dansant, et parfois en chutant profondément dans la nuit la plus noire. C’est un spectacle qui présente des pensées dans des corps, des corps qui ont des pensées. J’espère que le public aura le goût d’embarquer dans cette aventure, et qu’il en ressortira autant réjouit dans son coeur que dans son esprit. Même si le spectacle insiste sur des dimensions parfois indigestes de l’existence, pour moi, il s’agit avant tout d’un spectacle qui stimule, qui donne le goût de refuser, de réfléchir, d’agir. 

Logique du Pire. Photo Gunther Gamper

Logique du Pire. Photo Gunther Gamper

There were a few standout sections in the show. The audience reacted audibly to the visceral monologue about masturbation taken to excess. There was a great use of fruit in the demonstration of inadvertent manslaughter and I also loved the all too real imposter syndrome monologue about a useless tour guide surrounded by fascinating people that he felt he had no right to be with. There was an especially powerful section about conformity and masking of intention that used a lighting effect to really drive it all home, but my main criticism is that the show should have ended right there and it would have been perfect. The last ten minutes felt like they were there to tie it all up in a bow, and I don’t feel that this show required that, that it stood alone. I had moments where I felt so inspired to live fully watching this, because hell, what’s the point anyways, might as well make art, make something beautiful. But the energy felt a bit sucked out of the room during the final vignettes and that was a bit unfortunate.

I do recommend this though, wholeheartedly. I also appreciated the English subtitles projected on the wall when the French text was delivered a bit too quickly and too lyrically for me to follow, which was only about 5% of the time. Make an effort, this is really interesting and contemporary smart theatre and you will not regret your experience.


Now playing at Theatre La Chapelle (3700 St-Dominique) November 15th to 17th at 8pm, November 18th at 7pm and 9:30pm, Matinee on November 19th at 4pm. Tickets HERE. $18.50 to 33.

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